Les cellules transplantées rétablissent le muscle cardiaque

Les cellules prélevées sur la cuisse d’un patient et injectées dans son myocarde ont ravivé des zones endommagées par une nécrose et une fonction cardiaque améliorée. L’équipe de recherche, coordonnée par le professeur Philippe Menasch é chirurgien cardiaque à l’Hôpital Bichat de Paris, a travaillé pendant quatre ans pour développer cette forme de thérapie cellulaire. Dans ce premier essai sur un patient humain, le professeur Menasch é Les cellules étaient des myoblastes, cultivés à partir de cellules quiescentes prises sous anesthésie locale du muscle quadriceps du patient, et capables de se développer en fibres musculaires cardiaques fonctionnelles. En juin, 33 injections ont été faites dans et autour de la zone nécrotique du muscle cardiaque d’un homme de 72 ans subissant une chirurgie à cœur ouvert après avoir subi plusieurs infarctus.Examinations ont jusqu’ici indiqué que les cellules transplantées ont «pris» et travaillent # x02014 le ventricule gauche éjecte plus de sang qu’avant l’intervention, et les zones du myocarde complètement inactives se contractent maintenant, mais pas aussi activement que dans un cœur normal. De plus, la tomographie par émission de positons effectuée avant et après l’intervention a montré que le métabolisme du glucose a été établi dans des zones précédemment inactives. « Cette consommation d’énergie montre que les cellules sont vivantes », a déclaré le professeur Menasch &#x000e9 ;. Des améliorations similaires ont été observées dans des expériences sur des rats, des souris et des moutons. Professeur Menasch é voit sa nouvelle technique non pas comme un remplacement pour la chirurgie coronarienne, mais comme un complément potentiellement précieux. Les injections ont été faites lors d’une chirurgie à coeur ouvert, avec une aiguille appropriée pour le passage des cellules entières, mais plus légère [moins invasive? Des procédures de contrôle AF pourraient être développées pour introduire des cellules dans le muscle cardiaque bouton de fièvre. La recherche et le premier essai ont été menés sous l’égide de l’Assistance Publique-H, avec le soutien du système français de sécurité sociale. Dans des expériences avec des moutons, des cellules foetales ont été essayées avec succès, mais elles peuvent provoquer un rejet immunologique. De même, l’obtention de tissu cardiaque fœtal humain peut poser des problèmes éthiques. Plusieurs sociétés privées, notamment aux Etats-Unis et en Israël, poursuivent la même voie de recherche. Le rapport français semble être la première confirmation de l’efficacité de la thérapie cellulaire dans le traitement des maladies cardiaques.