Calcium, un acteur de signalisation multitâche dans les cellules musculaires lisses des voies aériennes, cible de nouvelles stratégies pour limiter les maladies des voies respiratoires?

Asthme, Maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC), … des mots qui sont entrés dans notre vocabulaire quotidien, mais plus particulièrement des maladies dont la prévalence ne cesse de croître et qui illustrent fidèlement l’augmentation continue des maladies respiratoires. Les estimations quantifiées, suggérant que l’asthme touche 300 000 personnes dans le monde et que la MPOC deviendra la troisième cause de décès en 2020, donnent une vision très claire de l’avenir de ces maladies. Ainsi, l’étude des mécanismes cellulaires du fonctionnement du système respiratoire a conduit à l’identification de voies de signalisation dans lesquelles des modifications pourraient être responsables de l’apparition de situations physiopathologiques. La nature omniprésente du rôle du calcium comme acteur de signalisation dans la Les cellules musculaires (SMC) associées au fait que les SMC sont des constituants majeurs des voies aériennes, sont deux conclusions fondamentales qui justifient clairement l’importance de ce livre édité par Yong-Xiao Wang. Ainsi, l’union des 25 articles par près de 50 contributeurs qui composent les 460 pages de ce livre illustre clairement la variété et l’importance du rôle du calcium dans les SMC des voies respiratoires (ASMC). Cependant, plus qu’une simple illustration, ce livre est une forme de “ état de l’art ” du rôle du calcium dans la physiologie de l’ASMC et ensuite, dans son implication potentielle dans diverses conditions physiopathologiques. Cependant, il faut d’abord reconnaître l’importance de Yong-Xiao Wang, qui a réuni des contributeurs reconnus comme des experts dans le domaine. Les nombreux travaux publiés par Yong-Xiao Wang sur ce sujet lui confèrent donc la légitimité d’être l’éditeur d’un tel livre basé sur une simple constatation: le nombre de recherches scientifiques est en augmentation constante sans un livre complet compilant et détaillant les (nos) avancées les plus récentes ” (préface p. v) est disponible. Une raison de cet intérêt accru pour le rôle du calcium dans l’ASCM vient directement de l’implication des altérations dans la régulation des mouvements du calcium dans les situations physiopathologiques. Dans ce contexte, bien que les résultats présentés par Anderson en 1983 dans l’une des premières revues disponibles sur ce sujet semblent très éloignés, il établissait clairement la base de tout le travail présenté ici: “ On ne peut exclure que les changements dans un ou plus de ces mécanismes, induits par des médiateurs, des hormones, ou d’autres agents peuvent être un facteur de contribution à l’hyperréactivité des voies aériennes ” (Anderson, 1983) .Par conséquent, dans le contexte de la récente collecte de données sur ce thème, une revue de livre sur “ la signalisation du calcium dans les cellules musculaires lisses des voies respiratoires ” devrait probablement viser à essayer d’offrir un aperçu de ce sujet. Comme mentionné ci-dessus, puisque ce livre est clairement un état de l’art dans le domaine, il me semble qu’une figure résumant les voies physiologiques impliquant le calcium dans SMC pourrait être l’atout principal d’un court ” revue de livre ” peut fournir (Figure ​ (Figure1) .1). Il permettra aux lecteurs d’avoir une vue d’ensemble des voies dépendant du calcium qui sont des cibles à considérer dans des situations physiopathologiques. Figure 1Circuits dépendant du calcium dans les cellules musculaires lisses des voies respiratoires. Cette figure résume les principaux effets de la dynamique du calcium intracellulaire (Ca2 + -Sparks / Oscillations) à partir de l’entrée du calcium dans la cellule et la libération locale de calcium induite par le calcium (CICR) résultant de la Figure … montre les mécanismes intracellulaires impliquant le calcium dans le fonctionnement de l’ASCM levitraenligne.net. Les principaux rôles présentés ici montrent l’implication du calcium dans le contrôle de la contraction et de la relaxation de l’ASCM mais aussi son rôle dans le contrôle de la prolifération cellulaire. Bien que les principales voies dépendant du calcium dans l’ASMC soient rappelées sur la figure 1, elles peuvent être modulées par les hormones sexuelles ou la maturation comme décrit par Y.S. Prakash et al. en deux chapitres (pp. 322 – 332; 333 – 357). De plus, comme les pathologies respiratoires sont unanimement reconnues comme associées à des situations inflammatoires, les trois chapitres décrivant l’influence des médiateurs inflammatoires (H. Matsumoto, pp. 359, 379, Y. Amrani, pp. 423, 439, Y. Su pp. 441 – 457) sur les voies Ca-dépendantes dans ASMC complètent parfaitement ce livre.Enfin cette synthèse peut être bien complétée par les deux chapitres présentant une approche intéressante basée sur la simulation mathématique de l’oscillation calcique dans le SMC. Par conséquent, les modèles mathématiques de la dynamique du calcium proposés par Sneyd et al. (pp. 341 – 357) doivent être reliées aux observations de E. Roux (pp. 147 – 175) sur la cinétique des mécanismes impliqués dans l’homéodynamique du calcium.En conclusion, en tirant une synthèse mise à jour des connaissances avancées des voies intracellulaires dépendant du calcium dans l’ASCM, ce livre autoritaire peut prétendre être un outil important pour l’utilisation non seulement pour les chercheurs mais aussi pour les enseignants et les étudiants.