1 patient asthme adulte sur 3 mal diagnostiqué

L’asthme ne devrait pas être diagnostiqué sur les symptômes seuls, avec de nouvelles données montrant les taux de mauvais diagnostic chez les adultes.

L’étude canadienne a révélé qu’un adulte sur trois récemment diagnostiqué d’asthme n’avait pas d’asthme actif ou symptomatique lorsqu’il a été évalué à l’aide d’une spirométrie et d’une épreuve bronchique en série.

Plus de 90% ont pu arrêter de prendre leurs médicaments contre l’asthme sans danger.

L’étude a également constaté que les médecins basaient leur diagnostic uniquement sur les symptômes du patient et leurs propres observations plutôt que sur des tests de diagnostic.

Le PDG d’Asthma Australie Michele Goldman dit que le grand nombre de diagnostics erronés est inquiétant.

«Outre les effets secondaires que l’individu pourrait subir, il y a aussi les coûts pour le système de soins de santé», dit-elle.

L’étude a porté sur 613 patients choisis au hasard dans 10 villes canadiennes ayant reçu un diagnostic d’asthme au cours des cinq dernières années. Après une série de tests respiratoires détaillés suivis d’une consultation avec un spécialiste des poumons, l’asthme a été exclu chez un tiers de ces patients.

Il a également été constaté que dans 49% de ces cas, les médecins n’avaient pas commandé les tests de débit d’air requis par les directives médicales.

Lorsque ces patients ont été re-diagnostiqués, la plupart avaient des conditions mineures comme des allergies ou des brûlures d’estomac, et 28% n’avaient rien du tout mal avec eux.

Deux pour cent avaient des conditions sérieuses comme l’hypertension pulmonaire ou une maladie cardiaque qui avait été diagnostiquée à tort comme l’asthme, et ont continué à recevoir un traitement approprié.

Asthme Australie dit qu’il est essentiel que les médecins ordonnent les tests spécifiques de la fonction pulmonaire et dit qu’un diagnostic basé uniquement sur les symptômes n’est pas fiable. – PAA

Vous pouvez lire l’étude ici.